Seul face au clavier noir et blanc

Seul face au clavier noir et blanc

Fausses notes d’espoir,
mélancolie musicale qui s’imprègne
en mon âme captive d’un cauchemar
déroulant le fil d’une fin de règne :

me poussent lentement au suicide
sur un trône devenu vacant,
duquel l’amour, frappé de solitude,
fut précipité dans le néant.

J’aimais tant jouer pour ma sylphide
avant de rejoindre nos appartements
où étendue cette reine, aux yeux avides,
m’attirait dans ses jupons.

Aujourd’hui j’ai tant de peine à voir
ma vie prendre la dimension
d’un triste roman, d’un tableau noir
laissant tout autour le monde indifférent
à mes tourments intérieurs
plus sombres à chaque nouvelle saison…
C’est décidé, ce soir je meurs
seul face au clavier noir et blanc.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *