Vues du poème : 8
Silence forcé
Tel un arbre vidé de sa sève,
je n’ai plus la moindre inspi.
Un jour sans soleil qui se lève,
mes rimes engluées dans la nuit.
De parchemins étoilés je rêve,
pour échapper à cet ennui.
D’une plume se déchaînant sans trêve,
pour former torrents de Poésie.
Pierreries de toutes sortes et perles,
afin d’en parer une jolie fille.
Fière guerrière sensuelle
déposant les armes pour folle orgie.
Telle une abeille privée de miel,
j’erre assommé par le bruit
du silence forcé qui m’a coupé les ailes :
me laissant seul de tout espoir banni.