Mademoiselle lit

Mademoiselle lit

Mademoiselle lit au lit,
elle dévore les manuscrits.
Son œil incisif et précis
ne rate pas une miette du récit.

Sa lampe veille, nonchalamment,
dans la moiteur feutrée du soir ;
chaque chapitre est un amant
qu’elle étreint sans espoir.

Ses draps sont faits de vers libres,
ses soupirs d’alexandrins,
et ses rêvent épousent les rimes
de talentueux écrivains.

Elle se cambre aux métaphores
comme aux bras d’un poète ;
chaque strophe l’effleure,
chaque ligne est une conquête.

Et quand le texte s’achève lentement, sans un bruit,
elle referme le livre et se fond dans la nuit.

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